Le Haut potentiel en question

Ce qui résumerait sans doute le mieux l’évolution de la compréhension de ce fonctionnement, c’est le passage de “zèbre” à “hautes potentialités”.


Ce qui résumerait sans doute le mieux l’évolution de ma compréhension de ce fonctionnement, c’est le cheminement :

  • Du biais de recrutement : je suis clinicienne. Comme mes premiers maîtres, je suis clinicienne. Ceux que je rencontre sont ceux que je reçois : ceux qui vont mal dans leur profil
  • En passant par le biais de confirmation : je repère ce que j’ai compris. J’observe ce que je veux voir
  • A l’acceptation du grand chamboule-tout qu’est la science. La science en mouvement. La science qu’on n’interprète pas avant qu’elle n’ait produit ses conclusions

Des neuromythes aux réalités cognitives. De la passion et la fascination à l’extraordinairement ordinaire.


Je remercie Jeanne Siaud-Facchin et Olivier Revol autant que Franck Ramus et Nicolas Gauvrit.

Et je remercie mes patients qui m’ont fait comprendre et voir à force de vouloir les regarder eux. Un par un. Tous différents.

Vous vous questionnez sur votre fonctionnement cognitif ou sur celui d’un.e de vos proche ?

Pour aller (beaucoup) plus loin, comprendre l’intelligence, le haut potentiel et les tests psychométriques, visionnez autant de fois que vous voulez la vidéo webinaire “Haut Potentiel : de l’intelligence au test psychométrique”


Le haut potentiel : 500 mots pour le comprendre

Haut Potentiel : de quoi parle-t-on ? 

Le haut potentiel fait référence aux 2,28% de la population ayant un quotient intellectuel supérieur ou égal à 130. 

De nombreuses appellations circulent, montrant bien la difficulté de définition de ce profil :

  • « Précoce » désigne l’avance en âge des acquisitions ;
  • « Surdoué » suggère des performances excessives voire handicapantes ;
  • « Haut Potentiel » branche sur la capacité de réussite ;
  • « Douance » est le terme canadien, francisation de l’anglais « gifted », littéralement « doué ». 

Problème de repérage… 

La question du Haut Potentiel soulève en effet différentes problématiques : 

  • L’intelligence et sa mesure : on ne peut en fait mesurer que des performances à un test auquel on réussit plus ou moins. Or, l’intelligence est en réalité multiple ;
  • Le seuil d’acceptation du Haut Potentiel. Certains auteurs acceptent la définition de la précocité à 125 de QI mais les avis divergent ;
  • La nécessaire homogénéité du score de QI total. Cela pose aussi question car l’hétérogénéité entre les indices du test de QI est fréquente.

Aussi, le biais de recrutement des Hauts Potentiels rend périlleux la définition du Haut Potentiel. On n’étudie en effet que ceux qui sont testés… Et de facto ceux qui vont mal, oubliant ainsi la majorité des surdoués qui vont bien ! 

La précocité est-elle génétique ? 

On reconnait aujourd’hui l’origine génétique du Haut Potentiel. Et cette notion intègre l’épigénétique : les gènes s’expriment avec et en fonction de l’environnement. Un parent ne peut donc pas survaloriser un QI mais il peut le potentialiser. 

Un fonctionnement à plein régime 

La douance associe :

– De fortes aptitudes intellectuelles (“il a de bonnes notes”) ;

– Une créativité fine (innovation, imagination, flexibilité) ;

– Une énergie aussi vive que dépendante de l’intérêt suscité par la tâche (“il trouve d’autres façons d’y arriver”) ;

– Une certaine curiosité, un volontarisme et une ouverture à la nouveauté (“il s’intéresse”). 

Doté d’un esprit divergent puissant, le haut potentiel dispose d’une pensée vive et constellaire, appelée fréquemment « pensée en arborescence ». Les idées fusent, se confrontent, et ouvrent la voie de nouvelles associations. 

C’est que la mémoire de travail est puissante. Elle est en effet corrélée à l’intelligence, et la vitesse de pensée des précoces a été démontrée. Par ailleurs le cerveau Haut Potentiel montre une hyperactivation et une meilleure connectivité cérébrales. La douance génère donc une meilleure efficacité dans le traitement de l’information autant qu’un besoin d’activité parfois troublant. 

Si l’hypersensibilité n’est pas prouvée, les HP présentent une sensibilité forte alliant empathie, préoccupation pour la justice et les valeurs morales. Pour autant elle ne signe ni une personnalité à fleur de peau, ni une tendance à l’anxiété. Les surdoués disposent même en moyenne d’une bonne gestion affective des conflits… A moins qu’une dyssynchronie sociale ne vienne fragiliser leurs comportements émotionnels. 

Le Haut potentiel et le bonheur 

La capacité à être heureux n’est donc pas dépendante de la valeur du QI ! Elle est liée à l’harmonie entre soi et les autres, à la compréhension et à l’acceptation de chacun. 

Les Hauts Potentiels sont fréquemment des personnes au naturel épanoui. Mais ils n’échappent pas aux accidents de la vie ou au combo diagnostique. Du moment qu’on n’assimile pas nature et troubles…

Vous vivez le fonctionnement haut potentiel de votre enfant au quotidien ?

Vous cherchez des outils et un accompagnement dans la vie quotidienne pour mieux prendre en compte de ses particularités ? Visionnez autant de fois que vous voulez la vidéo webinaire sur “Haut potentiel et Quotidien Éléments d’accompagnement parental” ici :

Vous cherchez à sortir d’une vision trop souvent négative du haut potentiel pour aider votre enfant à exploiter ses ressources et gagner en optimisme dans le quotidien ? La vidéo “Haut potentiel et Ressources” est faite pour vous !